
La cabane de ma forêt
2023, La Réserve des Arts, Marseille.
Acrylique, tissus, bois, romarin, 4m x 3.50m.
L’installation présentée reprend les dimensions de l’atelier. Cet atelier, impersonnel, ancien bureau aux murs blancs, présente des barreaux à la fenêtre. La sensation d’enfermement est assez forte. Le point de départ a donc été ce questionnement sur la volonté ou le besoin de créer son propre espace d’évasion et de rêverie dans un espace clos. On ressent un espace, on s’approprie un espace, on le fait sien, comment l’habite-t-on, le subit-on, le transforme-t-on ?
L’installation est pensée comme une cabane, forme mouvante, rappelant la tente par le tissu, un habitat nomade, transportable, réactivable ailleurs. La cabane en tissu peint et assemblés est aussi une ode à un souvenir d’enfance et toutes ces cabanes d’un jour faites avec trois tissus de ma grand mêre et des pinces à linge sous la table à manger.


“Non pas un lieu vivable mais témoignant d’un lieu vécu, un lieu de vie – et qu’il y a là quelque chose à ménager.”
Nos cabanes, Marielle Macé, Verdier, 2019


“La cabane pour les enfants n’est pas un souvenir, c’est un espoir : celui d’imaginer faire et refaire le monde, leur monde, et celui de s’y atteler, en pratique. […] Chaque enfant se saisit de ce qui l’entoure, se confronte au bricolage, s’initie à l’architecture.
En construisant sa cabane, chaque enfant s’approprie un territoire et le fait sien, réinvente son histoire personnelle et collective avec la grammaire des objets qui l’entourent, produit sa zone de sécurité, son lieu d’expression.” Olivier Cadio.
